Faire du chocolat, c'est pas du gâteau !

Publié le par Lucifer à Paris

Tout le monde ne s'appelle pas M. Lindt ou M. de Bruges, Jeff pour les intimes, mais si je ne m'appelle pas Pierre Hermé non plus et que j'arrive à faire des macarons, y a pas de raisons que j'arrive pas à faire du chocolat ! En plus, bonne nouvelle, M. Larousse n'étant jamais à court d'idées pour faire de nous les futurs grands chefs de demain, j'ai récupéré au bureau L'Atelier chocolats de Pâques, un livre de recettes, des moules, un thermomètre... J'étais donc équipée pour faire office de cloche (de Pâques évidemment, qui a dit "pauvre" ?) : cette année, c'est moi qui apporterai le chocolat. Que n'avais-je pas dit ! C'est plutôt dans le cinéma (ou le cirque... ) que j'aurais du me lancer ! En deux heures, j'aurais facilement pu faire un remake de Charlie et la chocolaterie mais voilà le résultat : pas si mal pour un coup d'essai, non ?

chocolats.jpgChocolat noir éclats de speculoos, chocolat au lait praliné. Simple mais efficace, y avait qu'à voir la tête des gourmands qui les ont goûtés ! Là où c'était un peu moins "simple" (et légèrement moins efficace peut-être...), c'était de suivre le mode d'emploi. C'est écrit au dos du bouquin que tout le monde peut le faire, même les enfants. Moi je dis, parfois, faut savoir rester modeste... 

 

Mettre le chocolat au bain-marie et le faire fondre, ça, ça va. Faire muse-muse avec le thermomètre, c'est déjà nettement moins évident. Le chocolat ne doit pas dépasser les 45°C (enfin s'il est noir, parce que s'il est blanc ou au lait, c'est une autre histoire), et 45°C ça vient très vite. Comme le mien frôlait allégrement les 75°C, je me suis dit qu'il était temps de passer à l'étape 2 : le faire refroidir. Tempérer le chocolat, c'est important qu'il disent dans le bouquin, c'est pour le rendre brillant et bien craquant. Ils disent aussi : mettre le fond de la casserole dans un saladier de glaçons pour atteindre facilement la température idéale. Dommage, j'ai pas de glaçons... Je penserai à en faire pour une prochaine fois, parce que 20 minutes plus tard, le chocolat me narguait toujours à près de 70°C, il fallait en plus le remettre à chauffer sans dépasser les 33°C. A ce stade j'ai pas fait dans le détail, j'ai tout remis sur le feu et fouetté le tout pour faire bonne mesure.

 

L'étape moulage n'est pas mal non plus. Le monde d'emploi en fait bien sûr un jeu d'enfants. J'ai pas deux mains gauches mais y a des moments comme ça dans la vie, où on se sent diminué... Après avoir mis autant de chocolat sur mon plan de travail que dans le moule, j'ai tout mis au frigo. Je l'ai laissé tout l'aprèm au lieu des 2 heures recommandées, histoire d'anticiper sur un chocolat pas tout à fait assez dur pour être démoulé. C'était pas forcément la meilleure idée que j'ai eue: extirper un petit lapin d'un moule en silicone sans l'amputer des oreilles, ça demande du doigté !

 

L'essentiel, c'est que le chocolat était quand même brillant, craquant et surtout délicieux. J'ai alors eu une petite pensée pour M. Lindt et ses amis qui font des familles de lapins par centaines tous les ans à Pâques, et une chose est sûre, c'est que je suis pas prête d'ouvrir une boutique. Eux font du chocolat, moi je le mange, chacun sa spécialité !

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