L'épreuve du coiffeur...

Publié le par Lucifer à Paris

timotei_lion_slider.jpgEn général, ça se passe comme ça : je sors en serrant les dents et aussitôt rentrée je me lave les cheveux dans l'espoir que les centimètres coupés en trop vont miraculeusement réapparaître. Comme aucun shampoing n'a jamais eu le pouvoir de faire pousser les cheveux, je finis en larmes. Je maudis la personne qui, cette fois-ci encore, n'a rien compris à ce que je voulais en jurant que c'est bien la dernière fois que je vais chez le coiffeur.

 

La dernière fois, c'était y a 3 ans. Comme il arrive forcément un moment où il faut quand même repasser sous les ciseaux d'un "professionnel", une expérience hautement anxiogène, je me suis préparée à fond : après avoir passé des semaines à trouver une photo de LA coupe que je veux exactement, j'ai répété mon texte en insistant sur les détails, parce que pour des raisons que je m'explique pas bien, les coiffeurs et moi on voit jamais la même chose sur les photos...Moi ce que je veux c'est un beau dégradé, mais comme j'ai les cheveux longs et que je tiens à ce qu'ils le restent, la vraie difficulté c'est d'empêcher celui qui tient les ciseaux de me couper les cheveux au milieu du crâne en laissant trois queues de rat derrière. 

 

L'autre jour, ma copine Melle A était super bien coiffée. Quand elle m'a raconté qu'elle avait dit à la coiffeuse de faire ce qu'elle voulait, je me suis demandé si elle était inconsciente. En fait le vrai problème du coiffeur, c'est qu'on peut pas tester avant pour s'assurer qu'il va pas nous massacrer les tifs. J'ai donc respiré un grand coup et je me suis lancée. Quand j'ai vu que la boutique était fermée, je me suis dit que ça devait être un signe, mais comme j'avais la foi j'en ai trouvé une autre. Pleine de confiance je me suis assise devant le miroir, mais une fois bien ficelée dans mon peignoir, j'ai légèrement commencé à faire une crise de panique. Je venais de passer cinq minutes à expliquer à un type que ce que je voulais c'était excatement comme sur la photo mais pas tout à fait non plus, les mèches de derrière un peu plus longues et pas trop courtes sur les côtés, quand il m'a répondu avec un accent à couper au couteau "Oui en fait ce que vous voulez c'est un dégradé long". Ben oui dit comme ça, c'est ça. Alors pourquoi quand j'explique ça aux autres c'est JAMAIS ce qu'ils comprennent ?

 

Ceci dit, à chaque coup de ciseau, j'étais au bord de la crise cardiaque, d'autant qu'il avait pas l'air de regarder ce qu'il faisait. Régulièrement je faisais entendre un "oui c'est bien comme ça merci" ou un "là c'est parfait, je pense que c'est bon", mais comme s'il avait été totalement sourd, il continuait de couper. Pourquoi est-ce que les coiffeurs n'écoutent JAMAIS ce que je dis ? En ressortant, j'avais envie de pleurer. La coupe qu'il m'avait faite ne ressemblait pas du tout à la photo que je lui avais montrée : c'était 100 fois mieux ! J'en revenais pas, j'en aurais pleuré de joie ! J'avais envie de le prendre dans mes bras mais je suis partie sans même qu'il me dise au revoir ou me souhaite une bonne journée. Ce mec n'est pas un bavard mais sait tenir une paire de ciseaux. Et c'est tout ce que je lui demande quand je lui confie mes cheveux ! Merci Monsieur !! Je reviendrai vous voir. Un jour. Peut-être. Je suis pas encore guérie de ma peur des coiffeurs, mais c'est en bonne voie...

 

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ally 19/03/2012 21:26

Contente de voir que tu as trouvé ton bonheur ^^ Ca fait plus de 5 ans maintenant que je trouve des coiffeurs plutôt visagistes (bouches à oreilles la plupart du temps, ou je demande à quelqu'un
qui a une coupe un peu originale, comme çà je suis sure de pas me tromper). Je ne rentre pas à l'improviste. Je dis si je veux garder les cheveux longs ou non, et pour le reste je leur fais
confiance. Et çà marche mieux qu'avant, avec l'histoire de la photo etc :)