Une journée dans la culotte de Bridget Jones

Publié le par Lucifer à Paris

culotte2Je sais ce que vous pensez, moi aussi j’ai rigolé. Enfin, au début surtout. Après j’avais l’humour nettement moins délirant…

Quand une copine attachée de presse m’a envoyé son petit ‘‘paquet découverte’’ des nouveautés de la marque de lingerie dont elle s’occupe, j’ai décroché mon téléphone. « Tu m’as envoyé la culotte de Bridget Jones ! » j’ai dit, totalement morte de rire. Je sais pas comment elle a fait, mais elle est arrivée à me convaincre de l’essayer. J’aime l’aventure, j’ai dit ok !

Le lendemain matin, me voilà donc avec la chose en main et là, à bien la regarder, j’étais plus très sûre. Même Bridget Jones a hésité avant de l’enfiler, et franchement je la comprends. Déjà rien qu’au touché, on sent que le fabricant a pris un plaisir malsain à concevoir cette culotte : du tissu stretch d’accord, mais tellement serré que même en tirant dessus rien ne bouge, et des élastiques tellement costauds qu’ils doivent te laisser une marque rouge de trois jours si t’as le malheur de te le faire claquer sur la cuisse. C’est sûr qu’une fois là-dedans, les petits bourrelets vont moins faire les malins ! Encore que faudrait déjà arriver à les faire rentrer dedans…

Mon premier défi de la journée a donc été d’enfiler cette super culotte. A la différence de Bridget Jones, je suis beaucoup moins volumineuse (oui, à ce stade il me paraît essentiel de préciser, histoire de bien contextualiser, que les problèmes de gras mal placé c’est pas vraiment ce qui caractérise mon profil). Et comme on n’a pas non plus le même régime (le sien est beaucoup plus draconien, pizza glace vodka…), je me suis dit que j’aurais pas trop de mal  à me glisser dedans. Erreur ! Bourrelets ou pas bourrelets, face à la super culotte, Bridget Jones et moi même combat !

Après moult contorsions, me voilà enfin culottée. Et je dois bien avouer que rien ne dépasse. Mon petit déj’ est bien sanglé dans sa petite gaine et s’il a eu envie de prendre ses aises dans mon estomac, il a vite compris que c’était pas la peine de lutter. Avant de partir au bureau, j’ai quand même changé de haut pour une tunique plus longue, parce que si mon ventre est plus plat que plat, mes fesses, en revanche, sont coupées en deux par les élastiques de ma super culotte… Pas très glamour on en convient, et surtout on pourrait croire que j’ai grossi du popotin.

Même si j’ai un peu chaud (ça fait peut-être aussi ceinture de sudation, faudra que je vérifie), j’arrive presque à oublier le fait que je porte une gaine avec un élastique qui remonte jusque sous les seins. Et alors que je me félicite du courage dont j’ai fait preuve jusqu’à présent pour défier la super culotte, je réalise avec effroi que je dois absolument faire une pause pipi. Enfermée dans l'espace réduit des toilettes du bureau, me voilà en piste pour le deuxième round. Et un peu comme dans cet épisode de Sex and the city où Carrie se retrouve avec son diaphragme coincé et fait appel à Samantha, moi aussi, naviguant entre la crise de rire et la crise de nerfs, j’étais prête à appeler au secours une collègue pour qu’elle vienne m’aider à mater la super culotte.

Bilan de la journée : le moment où la super culotte s’est retrouvée dans le panier à linge sale était de loin le plus jouissif. Et chaque fois que je la regarderai, bien pliée au fond de son tiroir à sous-vêtements, j’aurai une petite pensée pour toutes les Bridget Jones du monde. Moi c’était même pas pour séduire Daniel Cleaver que je l’ai mise, c’était juste « pour voir ». Mais même pour voir, on peut pas dire que la sexy-attitude m’habitait, et si je suis sûre que si un vrai Daniel Cleaver avait découvert ce qui se cachait sous mes vêtements, je suis pas certaine qu’il m’aurait dit « Viens-là maman ! ». Il aurait plutôt dit « Viens-là mamie ! »

Commenter cet article

Béa 29/11/2011 15:54

Ahah, je m'en souviens, je t'ai vu ce jour là ! Mais rassures toi, tu faisais quand même bonne figure ... la classe en toute circonstance quoi !
Longue vie à ton blog !!! ♥

Mlle A 28/11/2011 22:27

bienvenue dans mon monde ;))) et merci pour le bon fou rire !